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24.11.2007
Présentation de mon livre, à paraître en mars 2008
17 avril 1975 : Les Khmers rouges s’emparent du pouvoir au Cambodge. Un quart de la population sera méthodiquement décimée par le régime en place : famine, travaux forcés, exécutions.
Trente ans plus tard, à la pagode de Vincennes, Josué, un Khmer adopté par une Française rencontre Rotha, qui a connu l’époque des Khmers rouges, puis les camps de réfugiés thaïlandais avant de commencer une nouvelle vie au Havre puis en région parisienne. Accompagnés du jeune frère de Rotha, né en France mais hanté par le génocide, les deux amis retournent dans un Cambodge miné par la corruption et la pauvreté.
Roman librement inspiré des souvenirs de Rotha M., un Khmer né en 1972, « Le chœur des enfants khmers », interroge la mémoire d’une famille cambodgienne, encore déchirée et traumatisée par les exactions commises par les Khmers rouges.
"A travers la vitre du minibus, aucune trace de la tragédie. Seulement quelques rares panneaux en anglais et en khmer mettant en garde contre la présence de mines au bord de la route. Josué se demandait si les gens morts sans la cérémonie qui devaient saluer les défunts étaient devenus des âmes errantes, comme le croyaient les ouvriers filmés par le cinéaste Rithy Panh dans un de ses documentaires.
Il regardait passer des paysans, le visage masqué par un krama, qui marchaient le long des terrains minés. Les plus vieux, sans doute, avaient travaillé dans les mêmes rizières, trente ans plus tôt, esclaves de l’Angkar, cette entité impalpable, paranoïaque, sadique, dont les ordres échappaient à toute logique – hors une logique de mort. Ces rizières vertes que Josué voyait pour la première fois, il les imaginait peuplées de centaines de prisonniers en pyjama noir.
« Le chœur des enfants khmers", Loïc Barrière, Seuil, mars 2008.
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